La question du temps dans Les Nourritures Terrestres

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Auteur

Doctorante des Lettres Modernes, Université de Bourgogne

Résumé

Face au temps qui passe, l’homme réagit. Ces réactions se font images poétiques, peuplant art et littérature. Avec ses Nourritures Terrestres, André Gide en est un exemple représentatif. Prisonnier du temps cyclique de la vie végétative, cherchant à la fois l'infini céleste et le paradis terrestre, Gide a recourt aux « ruses » « harmonisant des contraires » tout en profitant d’un « régime dialectique » au sein d’une fluidité temporelle. Il s’agit d’une durée proche du concept bergsonien, donnant naissance à une totalité apaisante. C’est à l’intérieur d’un désert utopique que tout cela se réalisera. Dans cette perspective, quel est le type de temps que Gide retrouvera dans le désert ? Sur ses pas, nous irons à la rencontre des différents cycles du temps journalier qui se répètent, dans l’infini de l’espace désertique où les grains de sables miroitent la totalité d’une vie libérée  du temps clos. Ces cycles aboutissent à un qui forme l’unité du monde et  s’ouvre en une durée qui est le sens même du temps réel. Cette durée est toujours présente et domine tous les cycles abstraits du temps passager.
 
 

Mots clés