« Le Navigateur » de Jacques Sternberg ou la phylogénèse parodiée du space opera

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Auteur

Maître-assistant Université de Téhéran

Résumé

C’est dorénavant un lieu commun, la science-fiction serait un  genre par nature réfractaire à l’assimilation définitive au mainstream littéraire. Nous dirons que les thématiques habituelles du genre, auxquelles viennent se mêler l’irrésistible propension à prospecter l’avenir    sous    toutes    ses    formes,    immunisent    la    SF  contre
« l’enfermement académique » au profit d’un enfermement d’un autre genre. En effet, celle-ci appartient, comme on le sait, à la grande famille de la paralittérature où se côtoient les sous-genres plus ou moins répertoriés en attente de recevoir un semblant de définition. Genre populaire s’appuyant sur une poétique singulière, la SF est un lieu ouvert à l’imagination, à la créativité verbale et figurative. Elle possède elle-même ses sous-genres, entre autres, le space opera qui fut en quelque sorte la matrice originelle de la fiction spéculative et de ses émules contemporaines. L’œuvre sternbergienne n’eut guère pour vocation de nourrir le répertoire déjà riche de la science-fiction. Elle constitue néanmoins une étape non répertoriée susceptible d’apporter, nous le constaterons, une touche d’auto-réflexivité à l’histoire du genre.
 
 

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