Le parricide, du fantasme à la réalité Étude de deux exemples : Kélidar de Mahmoud Dowlatâbâdi et La Terre d’Emile Zola

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Auteur

Professeur Assistant, Université Hakim Sabzévari

Résumé

Le parricide est un thème exploité par de nombreux écrivains dans différentes époques de l’histoire de la littérature. L’analyse de La Terre nous montre que l’approche naturaliste de Zola fait du parricide un acte sinon justifiable, du moins justifié, puisque les lois de la vie en milieu rural et la volonté de survie exigent que le plus fort élimine le plus faible pour s’assurer une position privilégiée. Le meurtre du père, aussi cruel et bestial soit-il, demeure néanmoins un acte « compréhensible » et implicitement admis. Or, dans le roman de Mahmoud Dowlatâbâdi, Kélidar, du fait de l’incertitude qui plane sur l’avenir de la vie rurale, ni le narrateur, ni les personnages et ni le lecteur ne peuvent trouver une justification quelconque à l’acte du parricide : puisque l’élimination du père n’assure en rien la survie ou une position de force, pourquoi le tuer ? Cependant, c’est ce doute même qui crée le fantasme du parricide. Autrement dit, c’est le fantasme qui, dans Kélidar, se substitue à la réalité du meurtre dans La Terre.
Dans cet article, nous tenterons d’analyser le thème du parricide dans une approche comparatiste ; ceci nous permettra de relever et de souligner les similitudes et les différences qui rapprochent ou séparent deux cultures littéraires, à savoir le roman naturaliste du  XIXème  siècle, et le roman contemporain iranien dit réaliste.
 

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