La rencontre de deux pensées au-delà du temps et de l’espace : Henri Cazalis et Omar Khayyâm

Type de document: Original Article

Auteur

Maître Assistant Université Shahid Beheshti

Résumé

La fascination que les littératures et les philosophies orientales exerçaient sur Henri Cazalis, écrivain français du 19ème siècle, l’avait amené à s’intéresser à quelques poètes iraniens, parmi lesquels Khayyâm, qui attira davantage son attention, et dont il essaya d’imiter les robâï. Cela aura été la première et la seule tentative en littérature française d’utiliser le quatrain comme genre poétique. Mais quels sont, pour le comparatisme littéraire, les éventuels inconvénients de cette transposition du robâï sous la forme du quatrain?
Ne connaissant aucune langue orientale, Cazalis avait lu les poèmes de Khayyâm dans les traductions existantes à son époque, celle de J.-B. Nicolas et d’Édward Fitzgerald. Mais il a su connaître le vrai Khayyâm en ne tenant pas compte des commentaires erronés de J.-B. Nicolas, et a ainsi découvert une grande similitude entre la pensée de ce poète et la sienne. Cet article suit l’idée selon laquelle Cazalis, grâce aux ressemblances qu’il avait trouvées entre le pessimisme de Khayyâm et sa propre philosophie, est parvenu à appréhender de manière adéquate la pensée du poète iranien. Peut-on à ce titre considérer que les poèmes de Khayyâm ont influencé l’œuvre de Cazalis? L’auteur de cet article a essayé de démontrer, à travers une étude philologique de ces deux poètes-philosophes, que l’influence intellectuelle, du point de vue des études comparatistes,  n’est envisageable que dans la seule mesure où il existe un terrain compatible de réception.

Mots clés


Titre d’article [Persian]

برخورد دو اندیشه‌ی فرا زمان- مکانی: عمر خیام و هانری کازالیس

Auteur [Persian]

  • بابک خلعتبری
گروه زبان و ادبیات فرانسه-دانشکده ادبیات و علوم انسانی-دانشگاه شهید بهشتی-تهران-ایران.
Résumé [Persian]

جذابیت ادبیات و فلسفه‌های شرقی برای هانری کازالیس، نویسنده‌ی فرانسوی قرن نوزدهم او را به سوی شناخت و مطالعه‌ی آثار شاعران ایرانی به ویژه عمر خیام کشاند. آشنایی کازالیس با اشعار خیام از طریق ترجمه‌های فیتز جرالد و ژان باتیست نیکلا صورت گرفت. ترجمه نیکلا اشکالاتی داشت که کازالیس با بصیرت خود آنها را دریافت. او توانست اندیشه واقعی خیام را دریابد و قرابت و سازگاری عمیقی میان افکار خود و شاعر ایرانی بیابد.
مساله اساسی در این مقاله آن است که کازالیس با درک تشابهاتی که میان بد بینی فلسفی خیام و بینش خویش یافت آیا موفق به درک اندیشه‌ی خیام شد؟ و همچنین آیا می‌توان از تاثیر مستقیم اشعار خیام بر آثار کازالیس سخن گفت؟ شایسته است از رهگذر این تاثیر احتمالی بگوییم که کازالیس در یکی از مجموعه شعرهایش قالب ظاهری رباعی را به کار برده که البته فاقد وزن رباعی است. بنابراین باید این نکته را نیز در نظر داشت که معادل گرفتن کاترن و رباعی سوالات و ابهام‌هایی را در مطالعات تطبیقی می‌تواند ایجاد می‌کند مولف در این مقاله کوشیده است نحوه‌ی دریافت این تاثیرات در اندیشه و در قالب بیان که اززمینه‌های مطالعات تطبیقی است، با مطالعه بر روی متون و صرفا از نظر سازگاری ذهنی میان دو نویسنده مطرح سازد.

Mots clés [Persian]

  • کازالیس
  • خیام
  • تاثیر
  • بد بینی
  • شرق
  • غرب
  • ادبیات تطبیقی

Titre d’article [English]

The Collision of two thoughts beyond the time and the place : Henri Cazalis and Omar Khayyam

Résumé [English]

Henri Cazalis, the French author of 19th century, was fascinated by oriental literature and philosophy to the extent that it brought him to know some Iranian poets like Khayyam whom was mostly interested in. He tried, therefore, to imitate the form of "Robaei" and it was the only existing example of quatrain as an independent poetic genre in French literature. What would be the problems of considering Robaei as an equivalent for quatrain in comparative studies?

Cazalis who was not well versed in any oriental language had a chance to read the translations available at the time, that of J.-B. Nicolas and E. FitzGerald. By ignoring the wrong translations and interpretations of J.-B. Nicolas, Caazalis understood the true essence of Khayyam thoughts and discovered the great similitude between the Iranian poet thoughts and his own. This article suggests that, Cazalis succeeded to apprehend Iranian poet thoughts due to resemblance of Khayyam’s pessimism to his own system of thoughts. Could we, then, conclude the influence of Khayyam poems on Cazalis’ work? In present paper, through philological study of these two poet-philosophers, we tried to demonstrate that this kind of influence, which is one of the branches of comparative studies, in an intellectual level, is not actually possible without common grounds of reception.

Mots clés [English]

  • Cazalis
  • Khayyam
  • Influence
  • Pessimism
  • East
  • West
  • comparative literature

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