La modernité du Sphinx ou le dépassement de la parodie dans La machine infernale de Cocteau

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Auteur

Faculté des Langues étrangères, Université de Téhéran Professeur-Assistant

Résumé

Du grand mouvement de renaissance italienne, puis occidental, il est d’usage de retenir, en première analyse, l’engouement pour tous les aspects de l’antiquité grecque, littérairement et (voire littéralement) inscrits dans la pierre. De fait, les XVe et XVIe se sont légitimement appropriés, eu égard de l’importance de l’événement, l’idée de genèse renouvelée à l’échelle occidentale. A ce titre, il peut sembler malvenu d’appliquer l’« appellation contrôlée » de « renaissant » au théâtre français de la première moitié du XXe siècle. Il s’agit cependant bien d’une forme de renaissance qui, à travers les Giraudoux et autres Cocteau, se réapproprie, après des siècles d’oubli, certaines figures du théâtre antique, en les parodiant, conformément aux canons de la modernité postindustrielle. Il serait malgré tout faux de ne retenir de la relecture moderne des mythes anciens, la seule dimension parodique. Nous constaterons tout au long du présent article, et à travers le personnage du Sphinx de La machine infernale de Cocteau, qu’au-delà de la dimension parodique, il y eu, durant ce demi-siècle, recréation, à travers divers amalgames, de figures théâtrales originales irréductibles à de simples parodies représentationnelles.
 
 

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